Acteurs-Locaux Tananarive - avec les Boudubouts nous découvrons les contrastes de la Capitale de Madagascar


Acteurs-Locaux Tananarive - avec les Boudubouts nous découvrons les contrastes de la Capitale de Madagascar

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Accueil Les Iles de l'Océan Indien
 
| Didier CUJIVES | MADAGASCAR | TANANARIVE  Vu 2070 fois
Article N°29438

Acteurs-Locaux Tananarive - avec les Boudubouts nous découvrons les contrastes de la Capitale de Madagascar

Aujourd’hui, le programme est chargé.
 
Philippe nous a organisé une journée peu ordinaire. Nous allons découvrir les entreprises de son associé et ami, Hasnein, qui nous ouvre exceptionnellement leurs portes.
 

Avant d’y arriver, nous empruntons une nouvelle fois la route de la Digue.

Comme chaque matin, elle est un spectacle à elle seule. Les petits métiers s’y succèdent, les transporteurs poussent des chargements impressionnants et la circulation semble ne jamais s’interrompre.
 


Mais ce sont surtout les vélos qui attirent notre attention.

Ils avancent lentement sous des montagnes de bidons jaunes empilés les uns sur les autres. On se demande presque comment leurs conducteurs parviennent encore à garder l’équilibre.

Puis Philippe nous explique.

Ces bidons servent à livrer de l’eau.

Car aussi incroyable que cela puisse paraître pour une capitale de près de trois millions d’habitants, l’eau courante n’arrive toujours pas dans de nombreux quartiers de Tananarive. Chaque jour, des centaines de livreurs parcourent ainsi la ville pour approvisionner les familles.
 




Un peu plus loin, les lavandières sont déjà à l’œuvre.

Comme les jours précédents, elles frottent inlassablement le linge avant de le faire sécher sur les berges. Et pendant qu’elles travaillent, quelques zébus broutent tranquillement à proximité, semblant monter une garde aussi paisible qu’improbable.
Quelques kilomètres plus loin, le décor change brutalement.

 


Nous sommes accueillis par David, directeur d’une usine d’extraction de vanille dont Philippe est associé. Dès les premières minutes, le contraste est saisissant. Derrière les murs de l’usine, tout est moderne : laboratoires, lignes de production, exigences de qualité, équipements de pointe… Une entreprise résolument tournée vers les marchés internationaux.

Dans un pays où la précarité reste omniprésente, cette réussite industrielle surprend. Mais elle rappelle surtout qu’au-delà des machines, ce sont des dizaines de familles qui vivent grâce aux emplois créés ici.
 


Notre journée se poursuit chez Hasnein lui-même.

Avec une simplicité et une gentillesse remarquable, il nous fait découvrir une seconde entreprise dont il est le dirigeant. Leader malgache de la fabrication des sacs plastiques destinés au conditionnement de nombreux produits, cette usine impressionne par son niveau de technologie et son organisation. Plus de 700 salariés y travaillent chaque jour, faisant vivre autant de familles.

 


Au fil de cette journée, une évidence s’impose.

Madagascar est un pays de contrastes permanents.

Le matin, nous croisions des hommes transportant l’eau sur des vélos chargés de bidons jaunes, faute d’un réseau d’eau courante suffisant.

Quelques heures plus tard, nous découvrions des entreprises équipées de technologies de pointe, capables de rivaliser avec les meilleurs standards internationaux.
 


Deux réalités qui semblent incompatibles.

Et pourtant, elles coexistent ici, à quelques kilomètres de distance.

C’est peut-être cela, finalement, le vrai visage de Madagascar : un pays où les défis du quotidien côtoient une formidable capacité à entreprendre, à innover et à offrir un avenir à celles et ceux qui y travaillent.

 

Didier CUJIVES

Lien :https://didier-cujives.smartrezo.com/journal.html

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