TvLocale de Nosy Be -  Aujourd’hui, nous décidons de faire coup double : Nosy Komba et Nosy Tanikely.


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Article N°29441

TvLocale de Nosy Be - Aujourd’hui, nous décidons de faire coup double : Nosy Komba et Nosy Tanikely.

À Nosy Bé, nous avons fini par oublier les jours de la semaine.
Nous avons adopté un nouveau rythme, un peu étrange pour les voyageurs que nous sommes : de longues parenthèses de farniente et de repos absolu dans la magnifique maison de Philippe, puis, soudain, l’envie irrésistible de reprendre la mer pour découvrir la Grande Île ou l’un des petits confettis posés autour d’elle.

Aujourd’hui, nous décidons de faire coup double : Nosy Komba et Nosy Tanikely.
 

Une nouvelle passagère a rejoint nos aventures malgaches. Elle s’appelle Hollande, c’est l’amie de Philippe et une jeune mannequin à Antananarivo. Elle nous accompagnera désormais dans plusieurs de nos découvertes.

 


Le bateau s’éloigne de Nosy Bé et, en quelques minutes, le décor change déjà.

Nous accostons d’abord à Nosy Komba.

Tout le monde la connaît comme l’île aux lémuriens. Il faut dire qu’ils savent merveilleusement accueillir les visiteurs. Ils surgissent dans les arbres, bondissent avec une facilité déconcertante et nous observent avec leurs immenses yeux, comme si les véritables curiosités de l’île, finalement, c’étaient nous.
 


Mais Nosy Komba ne se résume pas à ses lémuriens.

L’île abrite plusieurs villages où vivent des pêcheurs et des artisans. Il suffit de s’éloigner un peu pour entrer dans un monde où tout semble encore se fabriquer avec les mains, avec du temps et avec une patience dont nous avons depuis longtemps perdu l’habitude.

Sur la plage reposent de magnifiques pirogues taillées dans un seul tronc d’arbre. Un arbre entier devenu bateau. Quelques coups de pagaie suffiront bientôt à lui faire quitter le sable pour rejoindre la mer.
 



Plus loin, les brodeuses exposent des nappes d’une incroyable finesse. Des fleurs, des feuilles et de longues arabesques apparaissent sous leurs doigts. Chaque point raconte des heures de travail silencieux.

À même le sable, du linge sèche au soleil. Les couleurs claquent dans la lumière et transforment un instant la plage en une immense lessive étendue face à l’océan.

Rien ici ne semble avoir été installé pour faire joli.

C’est simplement la vie.
 



Une vie tranquille, sans bruit inutile, portée par les voix du village, les pas des enfants et le mouvement régulier de la mer. Nous nous sentons bien parmi cette population si douce et si attachante. Il existe des endroits qui fatiguent tant ils veulent impressionner. Nosy Komba fait exactement l’inverse : elle apaise, elle ralentit et elle remet doucement les choses à leur place.
Nous reprenons pourtant le bateau.

À quelques kilomètres seulement nous attend Nosy Tanikely. La distance est courte, mais nous allons changer de monde.
Ici, pas de village, pas d’artisans et pas de lémuriens.

À Tanikely, l’essentiel est invisible depuis la plage. Le véritable royaume commence sous la surface.

Nous enfilons nos masques, ajustons nos palmes et nous glissons dans une eau turquoise d’une transparence presque irréelle.
Il suffit de plonger la tête pour que le monde explose.

Sous nous, les coraux dessinent des jardins, des montagnes minuscules, des passages et des refuges. Des poissons multicolores apparaissent de partout. Certains passent seuls, d’autres avancent en bancs compacts qui s’ouvrent devant nous avant de se refermer aussitôt.

Les poissons-perroquets promènent leurs couleurs éclatantes au-dessus du récif. Plus loin, les longues silhouettes des barracudas semblent suspendues dans l’eau, immobiles et impressionnantes. Une tortue marine glisse paisiblement entre les coraux, avec cette lenteur majestueuse qui donne l’impression qu’elle connaît tous les secrets de l’océan.

Nous nageons au milieu de ce décor avec le sentiment d’avoir été déposés dans un aquarium gigantesque dont personne n’aurait posé les vitres.

Sous l’eau, tous les bruits disparaissent. Il ne reste que notre respiration, le soleil qui traverse la surface et les poissons qui passent à quelques centimètres de nous. On voudrait tout regarder en même temps, suivre chaque mouvement, retenir chaque couleur.

Mais c’est impossible.

Alors nous nous laissons simplement porter.

Une fois encore, Nosy Bé nous surprend. Ses trésors ne sont pas rassemblés au même endroit. Ils sont disséminés dans la baie, confiés à des îles qui possèdent chacune leur caractère, leurs habitants et leurs mystères.

Il faut les chercher une à une.

Prendre un bateau, accoster, repartir, plonger, revenir…

Nosy Bé ne se livre jamais tout entière.

Et nous aimons de plus en plus cette façon qu’elle a de nous faire croire, chaque soir, que nous la connaissons un peu mieux… avant de nous surprendre encore le lendemain.
 

Les Boudubouts

Lien :https://didier-cujives.smartrezo.com/journal.html

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