TvLocale Nosy Bé à Madagascar - Les Boudubouts découvrent l'île de IRANJA


TvLocale Nosy Bé à Madagascar - Les Boudubouts découvrent l'île de IRANJA

Article
Accueil Les Iles de l'Océan Indien
 
| Les Iles de l'Océan Indien | MADAGASCAR | Nosy Iranja  Vu 84550 fois
Article N°29448

TvLocale Nosy Bé à Madagascar - Les Boudubouts découvrent l'île de IRANJA

À Nosy Bé, tout le monde vous le dira : les véritables trésors se trouvent sur les îles qui l’entourent.

Nous pouvons désormais le confirmer. Nosy Sakatia, Nosy Komba, Nosy Tanikely… Trois îles parmi les plus belles, trois souvenirs déjà solidement installés dans nos mémoires.

Mais il en manque encore une...  Nosy Iranja.
Celle que l’on nous présente toujours comme la plus belle de toutes.
 

Aujourd’hui, nous décidons donc d’aller vérifier. Hollande sera de la partie. Iranja se trouve plus loin que les autres et il nous faudra une heure trente de bateau pour l’atteindre.

Puis, à l’horizon, deux îles apparaissent. Entre elles, un long ruban blanc posé sur la mer.

Nous arrivons au moment où la marée descend. Peu à peu, un banc de sable de plusieurs centaines de mètres se découvre et relie les deux îles. À marée haute, l’océan reprend ses droits et les sépare de nouveau.

Nous descendons du bateau et restons saisis par ce que nous avons devant les yeux.

L’eau est turquoise, chaude, totalement transparente. Le sable blanc semble couper la mer en deux et, autour de nous, presque personne.

Nous nous regardons tous les trois.

Aucun de nous n’avait encore contemplé un aussi beau spectacle marin.

Nous entrons dans l’eau et y restons longtemps. Quel bonheur de pouvoir nager sans autre préoccupation que celle de devoir, tôt ou tard, se décider à en sortir !
 


Mais Nosy Iranja n’est pas seulement une image de carte postale.

L’île est habitée par quelques familles de marins. Sur le sable, des hommes transportent les denrées arrivées par bateau. Certains poussent de lourdes brouettes, d’autres portent les charges sur leur dos. Plus loin avancent lentement ces mythiques charrettes à zébus qui appartiennent depuis toujours aux paysages malgaches.
 


Dans ce décor que nous contemplons, la vie quotidienne continue avec ses efforts, ses gestes répétés et ses nécessités.
Quelques familles ouvrent également leurs tables aux voyageurs de passage. Nous nous installons simplement pour partager un poisson grillé, les pieds dans le sable et la mer encore sur la peau.
 



Après le repas, notre regard est attiré par de jeunes enfants qui jouent tranquillement près du rivage.

Ils courent, rient et inventent leurs aventures dans un environnement préservé de toute pollution. Mesurent-ils la beauté du lieu où ils grandissent ?
Sans doute pas. Pour eux, cette eau transparente et ce sable blanc ne sont pas un spectacle exceptionnel. Ils sont simplement leur quotidien.


 


Nous ignorons les difficultés de leur vie et il serait trop facile de croire que la beauté d’un paysage suffit à rendre heureux. Mais leurs rires, à cet instant, semblent parfaitement accordés au bruit des vagues.
 


Nous poursuivons ensuite notre marche vers les hauteurs de l’île.

À quelques centaines de mètres du rivage, nous atteignons le phare. De là-haut, la vue est magnifique. La mer s’étend à perte de vue et le banc de sable apparaît dans toute sa longueur, fragile trait d’union entre les deux îles.

Nous restons longtemps face à ce paysage.

Ces moments-là sont difficiles à raconter. On voudrait simplement arrêter le temps, retenir la lumière et graver chaque couleur dans notre mémoire.

Mais il faut redescendre.
 


Le bateau nous attend en contrebas pour nous ramener à Nosy Bé. Nous quittons le phare, traversons une dernière fois le village et jetons un dernier regard aux enfants et aux pêcheurs.





La marée remonte déjà. Lentement, le ruban de sable commence à disparaître sous l’eau.

Le moteur démarre et Nosy Iranja s’éloigne derrière nous.

Ce sera l’une de nos dernières découvertes autour de Nosy Bé. Dans une poignée de jours, notre séjour malgache prendra fin.

Cette pensée donne soudain à notre retour une saveur différente.
 
 

 


Il y a le pincement de devoir quitter cette île, tous ceux que nous y avons rencontrés et ce Madagascar qui nous aura tant surpris. Mais il y a aussi l’impatience de retrouver Ulysse, resté au Malawi, et de reprendre avec lui cette route interrompue quelques semaines plus tôt.

Le voyage est ainsi fait.

À peine avons-nous commencé à nous attacher à un endroit qu’il faut déjà apprendre à le quitter.

Nous rentrons à Nosy Bé avec, derrière nous, le long ruban blanc de Nosy Iranja et, devant nous, Ulysse et la route qui nous attendent.

 

Les Boudubouts

Lien :https://didier-cujives.smartrezo.com/index.html

  • 0
    • j'aime
    • Qui aime ça ? »
  • 0
    • je n'aime pas
    • Qui n'aime pas ça ? »
  •  
 

Réagissez, commentez !

  • Aucun commentaire pour l'instant
rechercher un article, une vidéo...