Acteurs Locaux de  Antsiranana - Les Boudubouts nous font découvrir Nosy Sakatia dans le Nord de Madagascar


Acteurs Locaux de Antsiranana - Les Boudubouts nous font découvrir Nosy Sakatia dans le Nord de Madagascar

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Article N°29450

Acteurs Locaux de Antsiranana - Les Boudubouts nous font découvrir Nosy Sakatia dans le Nord de Madagascar

Hier soir, depuis le mont Passot, nous regardions le soleil disparaître derrière la silhouette de Nosy Sakatia.
Ce matin, changement de perspective : cette petite île posée au large de Nosy Be, c’est en bateau que nous allons la rejoindre.

Et cette fois, nous y restons deux jours.
 


Philippe et son fils Matis nous accompagnent pour la traversée et viendront déjeuner avec nous. Le bateau est rapide, la mer tranquille et le trajet presque trop court. Très vite, Sakatia se rapproche.
Et dès l’arrivée, nous sommes conquis.
Deux petits villages, aucune voiture, des chemins à la place des routes, la mer partout et cette sensation immédiate d’avoir quitté quelque chose derrière nous.
Nous débarquons chez Fred, heureux propriétaire de Sakatia Passions.
Quelques minutes suffisent pour le savoir : nous allons adorer être ici.
 


Il y a des endroits qui demandent du temps pour se laisser apprivoiser. Sakatia, elle, nous attrape dès les premiers pas. Nous avons cette délicieuse impression d’être arrivés sur une île du bout du monde, alors que Nosy Be n’est qu’à quelques encablures.
Et pour commencer, Sakatia nous réserve un petit miracle.
Au large s’étend un vaste herbier sous-marin dont les tortues marines ont fait leur garde-manger.
Masques sur le visage, nous nous mettons à l’eau.
Elles sont là. Nous nageons de longues minutes à leurs côtés. Elles broutent tranquillement, remontent respirer à la surface puis replongent avec cette lenteur majestueuse qui semble les rendre totalement indifférentes au temps.
Nous essayons de faire pareil.
Nager doucement. Les accompagner sans les déranger. Les regarder évoluer à quelques mètres de nous.
 
 
Nous avions déjà connu ce bonheur en Amérique du Sud, mais cela ne change rien. On ne s’habitue pas à nager avec une tortue marine.
Chaque rencontre garde quelque chose de féerique.
De retour à terre, Fred nous attend pour un déjeuner qui prolonge parfaitement la matinée : crabes, poulpes et une caïpirinha qui, dès la première gorgée, nous ramène quelques mois en arrière, à Rio.
Philippe et Matis sont avec nous, la mer devant la table… inutile d’en demander davantage.
Enfin, presque.
Car l’après-midi, nous repartons sur l’eau.
Cette fois, paddle et kayak.
Il fait 26 degrés. L’eau est à 26 degrés elle aussi. Nous glissons tranquillement le long de la côte, sans avoir ni froid, ni chaud, ni vraiment envie de rentrer.
 


La journée finit pourtant par ralentir.
Nous découvrons notre chambre.
Pas de luxe ostentatoire, et tant mieux. Juste ce qu’il faut de confort et de raffinement, dans un endroit où le véritable luxe se trouve de toute façon dehors.
Le calme.
La mer.
Une petite île sans voitures.
Et cette nuit, pour la première fois, nous allons nous endormir sur Nosy Sakatia.
 
 

Hier, nous la regardions au loin.
Ce soir, nous sommes dessus.
 

 

Didier CUJIVES

Lien :https://didier-cujives.smartrezo.com/index.html

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