Tessa, la voix du séga réunionnais fait vibrer le Café de la Dance à Paris


Tessa, la voix du séga réunionnais fait vibrer le Café de la Dance à Paris

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Tessa, la voix du séga réunionnais fait vibrer le Café de la Dance à Paris

CULTURE - MUSIQUE :  COCKTAIL SEGA - OCEAN INDIEN - LA REUNION 

 
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Tessa, la voix du séga réunionnais fait vibrer le Café de la Dance à Paris
Par, Joey Nicles Modeste - Lundi 7 septembre 2026 

 

Venue de La Réunion, Tessa chante, sourit, tend les mains vers le public et puise dans son énergie. Samedi 5 septembre, la chanteuse a fait résonner les rythmes de son île natale au Café de la Danse, à Paris, lors de la deuxième édition de Cocktail Séga, aux côtés d’autres artistes réunionnais et mauricien. Un retour dans la capitale chargé de souvenirs, vingt-huit ans après les deux soirées à guichets fermés de l’Olympia.
 

Tessa entourée de Frédéric Joron, membre d’Ousanousava, et de Jean-Louis Rosely, à la tête du label Piros, lors de la deuxième édition de Cocktail Séga au Café de la Danse, à Paris. Crédit photo © Joey Nicles Modeste.


Les sonorités de l’océan Indien retrouvent Paris

Samedi soir, 5 septembre, le séga avait de nouveau rendez-vous avec Paris. Au Café de la Danse, à deux pas de la Bastille, les artistes de La Réunion et de Maurice se sont retrouvés sur scène pour la deuxième édition de Cocktail Séga. Une soirée qui faisait aussi écho à une autre époque. En juillet 1998, Jean-Louis Rosely, à la tête du label Piros, avait déjà réuni sur la scène de l’emblématique music-hall l’Olympia vingt-cinq artistes venus des îles de l’océan Indien. Deux soirées à guichets fermés, restées dans les souvenirs de nombreux spectateurs, dont certains étaient de nouveau présents samedi dernier au Café de la Danse.

Vingt-huit ans plus tard, le public parisien a retrouvé ces rythmes et ces voix. Dans la salle, certains connaissaient déjà les chansons et leurs interprètes. Parmi les artistes présents, Tessa, venue de La Réunion, a particulièrement marqué la soirée par son énergie et sa proximité avec le public.

À ses côtés, le public a eu le plaisir de retrouver plusieurs voix bien connues de la scène réunionnaise : Frédéric Joron, du groupe Ousanousava, Jean-Michel Moutien, du groupe Progression, et la chanteuse S’Telle. Autant d’artistes qui ont apporté leur énergie et leurs couleurs à cette soirée placée sous le signe du séga et des retrouvailles.

Jean-Louis Rosely était lui aussi de la partie sur scène où il a repris « Cécilia », son tube, qui a replongé une partie du public dans les souvenirs de la première édition de Cocktail Séga à l’Olympia, en 1998.

Autre voix familière de la scène de l’océan Indien, le Mauricien Olivier Brique était lui aussi de la partie. Installé à La Réunion depuis plusieurs années, le chanteur et producteur poursuit sur l’île soeur une histoire familiale étroitement liée au séga. Il est le fils de Carino, figure bien connue de la musique mauricienne et réunionnaise, aujourd’hui disparu.

Tessa sur la scène du Café de la Danse, à Paris, où elle a interprété son titre « Jalousie » lors de la deuxième édition de Cocktail Séga.
Crédit photo © Joey Nicles Modeste.


Tessa : « Je m’inspire de la vie de tous les jours »

À l’issue de son concert au Café de la Danse, Tessa s’est confiée à « Les Îles de l’océan Indien.smarterezo » sur ses inspirations, ses douze années de scène, son rapport au public et cette énergie qui l’accompagne à chacun de ses concerts.
 

Tessa, l’une des voix de la nouvelle génération de la musique réunionnaise, 28 ans après la première édition de Cocktail Séga à l’Olympia, en juillet 1998. Crédit photo © Joey Nicles Modeste.

Pour l’ancienne candidate à l’élection de Miss Réunion, l’inspiration se trouve d’abord dans ce qui l’entoure. « La première chose qui m’influence, c’est la vie de tous les jours », explique-t-elle. « En 1998, lors de la première édition de Cocktail Séga à l’Olympia, je n’avais que huit ans. Vingt-huit ans plus tard, je fais désormais partie des artistes qui portent ces sonorités sur les scènes françaises », a-t-elle tenu à nous rappeler avec le sourire.

Très active sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok où elle fait régulièrement des lives, la chanteuse entretient aussi une relation très directe avec son public. Ses abonnés viennent lui parler de leur quotidien, lui raconter leurs histoires, leurs joies comme leurs difficultés. Des échanges qui nourrissent aussi son inspiration. Elle écoute, observe et s’en inspire. « Je m’inspire de ça, mais je m’inspire aussi beaucoup de mon vécu. » Cette proximité avec son public correspond à son tempérament.
 

Quelques minutes avant l’ouverture des portes, le public était déjà au rendez-vous devant le Café de la Danse, impatient de retrouver les rythmes et les voix du séga de l’océan Indien. Crédit photo © Joey Nicles Modeste.

L’interprète de « Whisky Coco… et La Jalousie » se décrit comme une femme souriante, sociable et profondément joyeuse. Elle revendique même, avec un sourire, une certaine naïveté. Un trait de caractère qu’elle reconnaît volontiers comme pouvant parfois se retourner contre elle : « Je ne vois pas tout de suite si les gens sont bons ou pas avec moi. » Une confiance spontanée qui, loin de l’éloigner du public, contribue aussi à ce qui fait son charme et son naturel. Mais dès qu’elle monte sur scène, le sourire reste… et la femme se métamorphose.
Avant chaque montée sur scène, Tessa s’accorde toutefois quelques instants de calme. Un petit rituel auquel elle ne déroge pas : « Je crois beaucoup en Dieu, donc j’ai toujours ma petite prière avant de monter sur le podium. » Un moment intime qui lui permet de se recentrer, de chasser le trac et de se préparer à entrer pleinement dans la lumière. Puis vient le concert. La chanteuse aime particulièrement cette proximité avec le public, ce contact direct avec la salle qui lui permet de partager pleinement son énergie. 

Dans ses vidéos, on la voit souvent tendre une main vers le public. Un geste qui n’est pas anodin. « C’est pour prendre un petit peu la puissance du public, la joie, l’amour, tout ce qu’on me donne, tout ce qu’on me partage. » Elle aime les sourires, les mains qui se lèvent, les spectateurs qui reprennent ses refrains. « J’adore les gens qui tapent la main, les gens qui chantent mes refrains. Franchement, j’adore tout ce qui se passe sur le podium. . » À l’entendre, la scène n’est donc pas seulement un endroit où elle vient chanter. C’est aussi un échange avec ceux qui sont devant elle.


Douze ans de scène et une musique qui voyage

Tessa compte aujourd’hui douze années de scène. À son parcours s’ajoutent quatre albums, plus d’une dizaine de compilations et de nombreux clips diffusés sur YouTube. Une carrière qui lui permet désormais de voir ses chansons voyager bien au-delà de La Réunion. « Je suis très contente de voir que ma musique aujourd’hui soit jouée partout dans le monde. Je suis très reconnaissante pour ça. »

Cette reconnaissance, elle la mesure aussi à travers les rencontres et les concerts, notamment lorsqu’elle se produit loin de son île. À Paris, samedi soir, elle a retrouvé un public qui connaît les rythmes de l’océan Indien et qui répond présent lorsqu’ils sont de nouveau proposés sur une scène française.

Après Paris, Cocktail Séga reprend la route

La soirée parisienne désormais derrière eux, les artistes de Cocktail Séga poursuivent leur route. Les prochains rendez-vous avec le public sont fixés à Angoulême, le 12 septembre, à l’Espace Georges Brassens, avec Frédéric Joron et le plateau Cocktail Séga. Le lendemain, dimanche 13 septembre, direction La Rochelle, à la salle Saint-Éloi. Le rendez-vous débutera dès midi avec le plateau au complet, autour du séga, de la musique et d’une journée à partager avec le public. La tournée se poursuivra ensuite à Bordeaux, au Solarium de Gradignan, le 26 septembre.

Le vendredi 2 octobre, deux rendez-vous sont prévus : à Dax, où Tessa sera à l’affiche, et à Montpellier, à Austrarocks, pour une soirée 974 portée par Cédric d’Analyse, autour du « séga love et séga ambiancé ». Enfin dernière étape de cette série : Marseille, le 3 octobre, au Florida Palace, pour clôturer une tournée qui aura fait voyager le séga réunionnais à travers plusieurs villes de France.

Inès repart avec un voyage à La Réunion

Au cours de la soirée, Inès, venue de Charenton-le-Pont avec sa maman, est repartie avec un joli cadeau. Son billet d’entrée, portant le n° 207 01, a été tiré au sort. À la clé : un aller-retour Paris–La Réunion offert par Piros, avec une réservation assurée par son partenaire Billets Discount, présent à Paris et à La Réunion.

Pour Jean-Louis Rosely, épaulé par son fils Fabien, cette nouvelle tournée permet de prolonger une histoire commencée il y a vingt-huit ans sur la scène de l’Olympia. Une histoire que nous avions déjà suivie à l’époque et que nous continuons aujourd’hui à vous faire partager.
 

 


Texte et photos © Joey Nicles Modeste 🇲🇺 & 🇫🇷

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