Nautil, tour-opérateur parisien basé dans le 17e arrondissement, renforce son positionnement sur le tourisme expérientiel à forte valeur ajoutée. À l’occasion des 25 ans de partenariat avec la chaîne hôtelière mauricienne Sunlife, le spécialiste français des voyages, animé par une équipe d’experts, met en lumière cette relation historique à travers le dévoilement d’une sculpture monumentale représentant un dodo.
Symbole emblématique de l’île Maurice, cet oiseau disparu devient ici un marqueur fort du partenariat entre les deux acteurs. À travers cette initiative, Nautil confirme son ancrage sur la destination tout en réaffirmant sa stratégie de proposer des expériences à forte valeur ajoutée, en phase avec les attentes d’une clientèle en quête de sens et d’authenticité.

▪️ Après son voyage avec Corsair au départ de l’île Maurice, la sculpture du dodo est désormais installée dans les locaux de Nautil, prête à écrire la suite de son histoire. Crédit photo © Joey Nicles Modeste
Taillée dans le bois d’un badamier originaire de Maurice, puis acheminée jusqu’à Paris, l’œuvre incarne à la fois l’héritage de l’île et la solidité du partenariat entre deux acteurs majeurs du tourisme. Une installation qui conjugue esthétique, mémoire et ancrage territorial, au cœur même des espaces de travail de Nautil. Derrière cette sculpture de plus de 1,50 mètre et près de 250 kilos, un homme : Daniel Babet. À l’origine, rien ne le prédestinait à sculpter.
Peintre-décorateur pendant près de 37 ans et figure bien connue de l’hôtel La Pirogue, sur la côte ouest de Maurice, l’artiste confie avoir longtemps travaillé les surfaces plutôt que les volumes. Le projet naît d’une demande simple : créer un dodo. D’abord une maquette en polystyrène, puis rapidement une version grandeur nature.
Sans plan ni formation académique, Daniel Babet avance à l’instinct. Face à lui, le badamier impose ses contraintes : un bois dense, exigeant, qui ne laisse aucune place à l’erreur. « À la moindre approximation, tout est perdu », explique-t-il. Tronçonneuse en main, il sculpte directement dans la masse : tête, corps et pattes émergent d’un seul et même bloc.
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▪️ Pierre Consentino co-fondateur de Nautil et l’artiste sculpteur Daniel Babet réunis devant la statue du dodo, symbole d’un voyage entre création artistique et évasion. Crédit photo © Joey Nicles Modeste
Pendant quatre à cinq mois, il travaille chaque jour. Le bois résiste, parfois trompe. De l’extérieur, il paraît sain ; à l’intérieur, il cache ses fragilités. La partie la plus délicate reste le corps, équilibre subtil entre force et justesse. Mais pour Daniel, tout commence bien avant. « Quand le tronc est arrivé à l’atelier, les collègues se demandaient ce qu’il était possible d’en faire. C’est précisément cette matière brute qui a fait naître le dodo », affirme-t-il, aux côtés de Clency Roméo, ancien directeur de l’hôtel La Pirogue et aujourd’hui Chief Sustainability Officer de Sunlife, qui a fait le déplacement pour l’accompagner dans ce projet : « Ce dodo est une mémoire, un symbole et un lien vivant entre la nature, l’homme et l’âme de Maurice », confie l’ancien directeur de l’établissement, qui s’apprête à célébrer les 50 ans de l’hôtel à travers une série d’activités à partir du 6 juin prochain.
Ce dodo porte en lui une autre mémoire : celle d’un badamier autrefois enraciné dans les jardins de l’hôtel La Pirogue. Devenu au fil des ans menaçant pour un bungalow, l’arbre a dû être abattu, non sans regret. Une fin administrative, presque banale. Entre les mains de Daniel Babet, elle devient pourtant un point de départ.
▪️ Karine Soltani, directrice commerciale chez Nautil, dont le rôle a été déterminant dans la coordination du projet et la réussite de cette soirée.
Crédit photo © Joey Nicles Modeste
De l’océan Indien à Paris, un pont entre deux mondes
L’idée naît en mai 2025, lors d’un voyage de cohésion réunissant près de 90 collaborateurs de Nautil à l’île Maurice. Une immersion qui fait émerger une évidence : donner une forme durable à une relation construite depuis la fin des années 1990. Le dodo s’impose naturellement. Symbole de l’île, il incarne à la fois disparition, mémoire et identité.

▪️ Natacha Enée, Sales & Marketing Manager (2e à gauche), et Yann Lloret, responsable des ventes et du marketing France & Belgique, réunis aux côtés de l’équipe de presse Sunlife.
▪️Daniel Babet devant son œuvre, symbole de création et d’évasion. Crédits photos © Joey Nicles Modeste
Transportée jusqu’à l’aéroport de Paris-Orly avec le soutien de la compagnie aérienne Corsair, la sculpture rejoint les locaux parisiens de Nautil. La soirée, de dévoilement sobrement baptisée « Dodo Day », réunissait collaborateurs et partenaires historiques dans une atmosphère feutrée, à la fois professionnelle et profondément symbolique. Autour de cette figure renaissante, Sunlife était représenté par Yann Lloret, responsable des ventes et du marketing France & Belgique, ainsi que par Natacha Enée, Sales & Marketing Manager, tandis que Corsair était représenté par Thomas Fréjac, responsable des ventes et loisirs. Mais ce soir-là, au-delà de l’anniversaire, c’est à une forme de résurrection que les invités ont assisté : celle d’un emblème disparu, devenu, le temps d’une nuit parisienne, le gardien d’un quart de siècle d’alliance.

▪️Thomas Fréjac (Corsair) aux côtés des équipes de Nautil, réunis autour de la promotion des voyages et de l’évasion. Crédit photo © Joey Nicles Modeste
La réalisation et la mise en œuvre de l’événement doivent également beaucoup à Karine Soltani, directrice commerciale chez Nautil, dont le rôle a été déterminant dans la coordination du projet et la réussite de cette soirée, ainsi qu’à Jennifer Pétré, en charge des relations presse Sunlife en France.
Un objet qui dépasse le décor
Pour Nautil, fondé par Pierre Cosentino et Stéphane Letessier et positionné sur le voyage sur mesure haut de gamme, l’installation dépasse largement la dimension esthétique. « En quarante-cinq ans de métier, je n’ai jamais vu cela. Ce dodo est sans prix. Il incarne l’amitié, la sincérité et une confiance totale », confie Pierre Consentino, visiblement ému. Installé dans le hall d’accueil du 4e étage du siège parisien du tour-opérateur, le dodo occupe désormais un espace singulier. Il ne se contente pas d’habiter les lieux : il les structure. « Il doit circuler, vivre avec nous. Ce n’est pas une pièce figée, mais une présence », ajoute-t-il.
Quand l’art devient expérience touristique
À l’heure où le tourisme se réinvente autour de l’expérience et du sens, ce dodo incarne une autre manière de raconter une destination. Sunlife, acteur majeur de l’hôtellerie mauricienne, déploie aujourd’hui un écosystème composé de resorts, d’un club et de parcours de golf. Au cœur de cet ensemble, La Pirogue qui célébrera ses 50 ans en juin 2026 reste un lieu emblématique.
Crédits photos © Joey Nicles ModesteEt désormais, une partie de son histoire vit aussi à Paris.
Car derrière la sculpture, c’est une certaine vision du voyage qui s’exprime : celle d’un tourisme où l’objet devient mémoire, où l’artisanat local enrichit l’expérience et où chaque création porte un fragment de territoire.
Le dodo de Daniel Babet raconte ainsi autre chose. Il rappelle que certaines histoires ne se racontent pas, elles se sculptent. Entre Sunlife et Nautil, un simple tronc devient le trait d’union discret de deux univers qui se reconnaissent, à travers les marques du tour-opérateur français : OOVATU, Mauritius Travel et Tropicalement Vôtre.